3. la dualité

La double nature, transcendante et immanente, de la divinité.

 

            On peut très bien entendre dans ce titre des choses comme: la nature est double, ou dieu dans sa nature est double, voire ‘dieu dans LA nature est double’, des choses comme ça, qui amènent à la compréhension que ce chapitre traite tout simplement de la dualité inhérente à la vie.

            Plutôt que transcendance et immanence, on pourrait tout aussi bien écrire unité et multiplicité, ou bien personnalisme et impersonnalisme, comme toute définition de dieu qui en amène immédiatement une autre dans le mental contradicteur. Ainsi, tout comme les deux chapitres précédents ont traité de l’unité de la loi et de l’unité du service qui sont – loi et service – un, de ce germe dans le cercle qui contient tout, ce troisième chapitre traite de toutes choses duelles, qui succèdent à cette unité, et qui nous conduiront à la multiplicité. 

 

            Dans la préface de la DS, HPB en tournant la page sur laquelle figure un cercle blanc sur fond noir et au centre duquel est apparu le point, découvre un nouveau cercle blanc sur fond noir coupé par son diamètre. Le premier est appelé « le Père » dans la plupart des traditions, il est souvent noté « 1 », ou cause première, le second est appelé « la Mère » et noté « 2 », et même parfois cause seconde.

            N’allez pas croire pour autant que le père soit masculin et que la mère soit féminin, le symbole quelquefois est difficile à saisir, non, le père ne peut être masculin puisqu’il est UN, on comprend en effet que le masculin ne peut exister qu’en comparaison avec le féminin et puisqu’il n’y en a pas ici, le masculin non plus n’est pas. Le père n’est ni masculin, ni féminin: il est les deux à la fois; la mère n’est pas féminin, car puisque le féminin ne peut exister que par rapport au masculin, pour que le féminin existe il faut que le masculin et le féminin soient en même temps. La mère est donc les deux à la fois aussi, mais alors que le père n’était ni l’un ni l’autre en manifestation, la mère est l’un en même temps que l’autre.

            Bien sûr, il n’y a pas non plus d’obligation, car pour bien des gens le Père est bien entendu masculin et la Mère bien entendu féminine. Il convient cependant de définir ces termes pour dire que le masculin/père contient les deux en puissance, et le féminin/mère contient les deux en manifestation. C’est une possibilité, mais réfléchissez … ce qui est d’abord signifié dans ces symboles circulaires pointé puis barré, c’est d’abord l’androgynie, puis la sexualité, ou le caractère sexué de la VIE UNE.

            Il n’y a pas de sexualité dans le point, ni dans le cercle, ni dans le plan de ce dernier, la sexualité n’apparaît qu’avec la mère qui est d’ailleurs maintenant notée dieu père/mère, ou dieu père/mère créateur dans de nombreux livres pour beaucoup plus de clarté.

            On retrouve cela dans une certaine mesure, dans la vie quotidienne, lorsqu’on est confronté sur les plans astraux aux conflits des paires d’opposés, toutes choses qui se résolvent sur le plan mental quand l’illusion est dépassée par une seule et même réalité de ce dualisme qui est l’esprit et la matière, mais de la même manière que précédemment, c’est certainement une erreur de vouloir considérer que le père c’est l’esprit et la mère la matière, car la mère est esprit et matière et le père est un.

 

            Imaginez maintenant que du centre qui est le père parte un rayon de la lumière illimitée qui provient de la source à travers lui, ce rayon se dirige vers l’extérieur de sa sphère d’action et trace ce qu’on appelle un rayon, deux rayons font un diamètre, et quand la lumière atteint les confins de la sphère, elle éclaire simplement ce qu’on appelle l’extérieur.

            La lumière, qui a parcouru tout le chemin entre le centre qui est l’intérieur et les confins de la sphère qui est l’extérieur, n’a plus au moment de son arrivée le même taux vibratoire, c’est seulement cette différence qui exprime une dualité apparente, dans le taux vibratoire, donc dans la couleur, mais aussi dans la vitesse, la température, ou toute autre qualité physique ou psychologique qu’on voudra bien étudier.

            C’est dans cette différenciation que réside la première dualité dans la manifestation, puis une autre, et une autre, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on reconnaisse le caractère de la multiplicité. La dualité de la mère est la première manifestation de la multiplicité, et dans cette perspective duelle, on peut l’appeler substance, par opposition à l’essence.

            Quant à ces termes de transcendance et d’immanence, ne sont-elles pas en fait les synonymes un peu compliqués d’extérieur et d’intérieur, de circonférence et de centre, quand on fait référence à ce qui est en haut par rapport à ce qui est ici, en bas… ?

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