la construction du pont

En allant à l’essentiel, voilà ce qui pouvait être dit sur la source, la vie une, les vagues de vie et les hiérarchies créatrices, c’est ce que nous avons dit depuis le début du livre. Maintenant, plaçons-nous ailleurs, pour dire les choses d’un point de vue humain. Car au milieu des vagues et des vaguelettes, quelque soit le moyen, il y a un p’tit om basket qui sort la tête de l’eau et qui regarde:  » ‘tain! mais c’est tellement simple d’être dieu et de servir, qu’est-ce que c’est qu’ce bintz ! « 
En fait, c’est tout bête, c’est que les vagues de lumière, qui sont la conscience-mère et qui donnent la main aux points de lumière pour les guider le long des pierres, pour acquérir un squelette et un cercle de vie d’abord membrannaire, et devenir une cellule de vie, le long des brins d’herbe, pour acquérir une conscience sensible, chercher la lumière et se tourner vers elle quand on la trouve, et le long des ursidés et des cerfs, pour penser, regarder, intérieur-extérieur, et commencer à s’individualiser, cette conscience-mère, quand le point de lumière arrive sur le quatrième sous-plan mental, dit à l’homme-animal qu’il est encore: c’est bien, tu as un corps, une sensibilité, une pensée cohérente, maintenant, si tu veux devenir un maître et un dieu, tu dois montrer que tu es capable de te débrouiller tout seul, vas-y, c’est à toi…
Pour construire un corps de lumière, il faut d’abord la trouver, il sait le faire: il a pour cela une sensibilité, et pour construire un corps, prendre une forme, la dessiner, il a un mental prêt à penser.
Sentiment et pensée ! C’est tout ce dont l’homme dispose pour réussir, alors pensez! Si, comme disent certains soi-disant dévôts, il commence à jeter son mental par la portière, qu’est-ce qui va lui rester ? Et si comme disent les intellos, le sentiment c’est une faiblesse humaine, on en jette encore la moitié… Gardons les deux si vous voulez bien, et commençons par nous faire une idée de l’homme… l’homme, c’est quoi? On entend dire souvent que l’homme c’est quelque chose entre l’animal et l’homme… Mais qui a jamais dit que Blois était entre Orléans et Blois? Si jamais on admet que Blois ne peut pas être entre Orléans et elle-même, alors on peut admettre aussi que l’homme c’est quelque chose qui est entre l’animal et quelque chose d’autre que l’homme, et voilà, ça commence à devenir abstrait, parce que la route qui mène à Tours n’est pas de la même qualité que celle qui mène à Dieu, et c’est par là que l’homme doit aller.
L’homme, pour prendre conscience du dieu un qu’il est, tout en étant séparé des autres, a pour ce faire toute liberté de choix qui est son intelligence, l’intelligence de Brahma, et toute conscience de soi qui est l’amour-sagesse de la mère, que d’autres disent être Vishnou ou quelque chose comme ça. La différence entre l’homme et les deux autres suscités dessus, Brahma et Vishnou, est simplement que ces deux-là ont travaillé le sujet: ils sont UN déjà, peut-être pas encore tout à fait avec le père, mais ça viendra, le père dont l’émanation forme la troisième vague de vie qui descend jusqu’au dessus du plan mental, pour tendre, avec les maîtres, la main secourable de ceux qui ne sont pas encore incarnés, mais ça viendra.

L’homme intelligent a sans cesse le choix, entre lui et les autres, entre la matière et la lumière, entre le progrès et la stagnation, entre satisfaire les sens ou non, entre l’égoïsme et l’amour, etc. Et si la planète passe elle aussi, dans son propre parcours évolutif, par des formes bizarres qui favorisent la stagnation, là c’est vraiment le bintz, et il faut être fortiche pour y arriver…
C’est ce bintz là qu’on appelle pessah dans la bible, le passage, le rétrécissement, on l’appelle aussi parfois la traversée du désert, la construction du pont arc en ciel, en occultisme on parle aussi de la science de l’antahkarana, de la construction de cet antahkarana, qui est plus que la construction d’un simple pont, car c’est la construction de tout ce qui est « avant » karana, la couronne, c’est à dire la première sphère, et qui va nous y conduire.
C’est l’homme qui avance dans cette matière, cette matière qui se situe entre les épaules et la tête, ce qu’on appelle le cou en français, le tsr, en hébreu, sans doute parce que ça se re-tserre, et qui doit tisser les fils de lumière qui n’existent pas, ou plus, le long du canal vertébral qui canalise l’énergie. Il y a véritablement, car on trouve des traces de tout dans tout, il y a véritablement un hiatus à cet endroit, et l’homme doit non seulement faire progresser l’énergie le long du canal vertébral mais aussi creuser le-dit canal qui n’existe pas. C’est ainsi qu’on voit souvent des personnes qui font des efforts pour comprendre les choses mais qui n’y parviennent pas, elles essaient gentiment de nous suivre dans nos pérégrinations mentalisantes abstraites, poursuivent gentiment la conversation, et à bout d’argument d’espèces, nous lancent à la figure une pique bien concrète ou même une boue bien gluante du genre « de toutes façons, tous les hommes sont mauvais, pas vrai ? » et tout est à refaire tout à recommencer. C’est que dans le chemin qu’on voudrait leur tracer, elles ne peuvent guère aller que jusqu’où elles sont allées, un peu plus loin peut-être, mais si le pont n’est pas fabriqué, elles ne trouveront encore à donner que de la substance mentale concrète ou du trop gluant émotionnel, c’est la vie, qu’est-ce que vous voulez, on ne peut rien y faire qu’ils disaient…
Pourtant chaque être humain qui travaille à la construction du pont travaille pour l’humanité entière, et nous sommes arrivés à une époque où toutes les prières des hommes lancées vers le ciel depuis des milliers d’années, ont ouvert un passage qui a permis à la hiérarchie des maîtres de donner à l’humanité certains enseignements qui étaient jusqu’alors réservés, qui ont été transmis d’abord par HPB, puis AAB, et LC ensuite (Leïla Chellabi), mais aussi la charte de la présence magique qui n’était visible jusqu’alors que dans les temples secrets. Cette charte permet à chacun de se représenter exactement dans quelle position se trouvent l’âme et la personnalité par rapport au soi divin qui est l’esprit. Et bien d’autres canaux s’ouvrent maintenant chaque jour, qui a dit être le seul à pouvoir canaliser l’énergie christique?

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