le voile, l’illusion

 

On ne peut terminer ce chapitre sans ajouter une autre chose encore concernant ce qui est appelé la ‘rétribution’, et qui ne correspond pas toujours à ce qui en est compris.
Pour paraphraser Neale Donald Walsch, si on développe la conscience dans le monde de la forme, c’est parce qu’elle n’est pas manifestée dans l’absolu. Si tout est un, et même au-delà du un parce que le un c’est déjà quelque chose, on ne peut pas prendre conscience de ce que l’on est car cette conscience-là ne peut exister que par la conscience de ce que l’on n’est pas. Il dit: si on est blanc, que tout est blanc et qu’il n’y a rien d’autre, on ne prendra conscience qu’on existe que si un point noir apparaît quelque part et qu’on le remarque… Non mais, oh! une seconde, qu’est-ce que c’est que ce truc là ? Et on se pose des questions et des questions jusqu’à ce que passe un lapin… et alors là! on se rend compte qu’on n’est pas le lapin qui passe et que par conséquent, on est quelque chose d’autre…
Dans ce jeu cosmique qui n’est rien d’autre qu’un jeu cosmique nous permettant de manifester ce que l’on n’est pas pour prendre conscience de ce que l’on est, il ne peut y avoir de récompenses ni de punitions autres que celles que l’on s’attribue soi-même puisque c’est nous-mêmes qui inventons les règles du jeu. Parmi ces règles, la plus complexe est sans doute qu’il a fallu poser un voile entre, d’un côté, ce que l’on a manifesté et qui est ce que l’on n’est pas, et de l’autre, ce qui n’est pas manifesté et qui est ce que l’on est, le jeu consistant à retrouver ce qui est de l’autre côté du voile et qui est du domaine de la qualité pour la manifester dans la forme qui est du domaine de l’apparence. Maharishi parle ici de manifester l’absolu dans la vie quotidienne.
Le risque consiste à s’identifier à ce que l’on n’est pas, c’est un risque que tout le monde comprend somme toute assez facilement, mais il consiste aussi à s’identifier au voile, quand on tente de le traverser en le laissant en place pour retrouver ce que l’on est, car il est bien sûr nécessaire de le laisser en place pour continuer le jeu. Alors, au lieu de faire l’expérience du monde relatif et d’y manifester toutes les qualités de l’être en les y apportant à travers le mental qui est le voile, on fait l’expérience de l’illusion, car le voile, c’est ce que toutes les traditions reconnaissent comme étant l’illusion, ou maya, ou parada en latin qui veut dire le rideau.
Il n’y a aucune raison, au demeurant, de punir ceux qui s’égarent ou qui traînent en route, comme s’ils étaient des coupables, des monstres, ou des hideux ripoux, compte tenu du fait qu’ils ne sont rien autre que des étincelles de la même source qui est nous-mêmes.

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