les initiations

Il existe, dans le processus évolutif, un moment où l’homme doit faire un véritable choix, c’est le moment qu’on appelait auparavant la troisième initiation. Pour le cerner correctement, je crois qu’il est bon de faire un peu d’histoire.
Dans les livres de DK et Alice Bailey, on appelle étudiants les personnes qui sont centrées sur le plan émotionnel et qui travaillent à élever les énergies du plexus solaire jusqu’au centre du coeur en un sentiment d’amour harmonieux, elles sont au degré un de l’initiation, DK considérant qu’il n’y a pratiquement plus de personnes sur la terre à l’heure actuelle qui soient complètement centrées sur le plan physique. On appelle disciples les personnes qui travaillent sur le plan mental et on appelle initiés ceux qui ont harmonisé les trois vibrations inférieures de la personnalité en une seule vibration. C’est ici qu’apparaît le travail qui doit être fait dans la lumière pour construire l’antakarana. Le quatrième degré est peuplé des adeptes, genre Krisnamurti, ils en sont à l’ouverture du coeur comme centre énergétique principal. Le cinquième degré est peuplé des maîtres, centre du coeur dans la tête et le sixième est peuplé des maîtres ascensionnés qui ont élevé la totalité des trois corps de la personnalité dans la lumière.
Il faut comprendre que, dans cette manière de voir les degrés initiatiques, la charte de la présence magique était révélée aux initiés qui avaient décidé de servir la lumière et d’abandonner l’attrait que l’on a pour la forme dans le monde extérieur. Ces personnes devaient pour cela entrer dans les temples de la sagesse qui étaient alors cachés au coeur de la planète et tenus secrets, c’est ainsi qu’on commençait à travailler dans la lumière avec le mantra ayam-je suis qui n’était pas divulgué dans le monde extérieur, et quiconque avait reçu ces enseignements et en parlait ensuite dans le monde extérieur était pratiquement mort, non point qu’il fut sacrifié par les maîtres, mais prétendre être dieu à la face du monde était considéré comme un crime un peu partout.
Les maîtres de lumière ont estimé en 1931 que cet enseignement pouvait être donné à l’humanité commune, et il est vrai que le répandre aujourd’hui ne représente plus le même danger: on peut dire au café philo que « je suis est le mantra le plus puissant de l’univers et qu’on peut choisir de dire je suis dieu ou je ne suis rien » sans risquer beaucoup plus qu’une rigolade ou une moquerie, à côté de l’intérêt qu’on suscite chez les personnes plus éveillées, mais, cet enseignement étant révélé, et circulant au milieu des personnes qui sont pratiquement toutes encore centrées sur le plan astral-émotionnel, la manière de classer les degrés d’initiation selon DK ne présente plus la même validité.
C’est ainsi que dans les textes qui paraissent maintenant, dans ceux de l’enseignement ayam en particulier, on appelle étudiant la personne qui reçoit la charte de la présence magique et qui commence à penser qu’elle peut réaliser l’ascension dans cette vie, quelque soit son degré d’initiation dans l’ancienne classification, et c’est maintenant pour tout le monde le premier degré d’initiation…
C’est ainsi également que dans les textes donnés par Morya à travers Leïla Chellabi, on appelle maître toute personne qui est parvenue à l’ancien degré 3 de l’initiation, celui-là même qui donnait la possibilité d’être appelé initié avant. Dans un très intéressant livre qui s’intitule Maîtrise Initiatique dans l’Incarnation, Morya explique longuement comment, à ce moment du parcours évolutif, chacun est responsable de son choix, et décide très personnellement de se tourner vers la lumière de la sagesse, ou refuse cette option en restant centré dans la lumière du mental, pour continuer à travailler au milieu de la forme. Devant la personnalité éveillée s’ouvre un chemin double, qui fait se différencier deux groupes très distincts, qui travailleront de deux manières différentes, mais tout aussi importantes aux yeux de la vie, puisque les premiers vont travailler dans la lumière de vie, ce sont les maîtres de la lumière, tandis que les seconds vont continuer à travailler avec la forme, ce sont les maîtres de l’ombre. Une des grandes différences entre les deux, c’est que les uns vont travailler dans la lumière en la reconnaissant comme l’entité hiérarchique qui a été précédemment décrite, et que les autres vont confondre cette entité hiérarchique qui est la lumière de l’âme avec la lumière du mental qui illumine leur personnalité. Les deux groupes sont donc, si on peut dire, obnubilés par une illusion différente, peut-être vaut-il mieux dire ‘éblouis par des lumières différentes’, mais ils sont tous les deux aussi sincères l’un que l’autre, et c’est avec le plus grand respect qu’ils doivent être considérés par ceux qui les reconnaissent tous les deux.
Auparavant, avant 1931, les uns pénétraient et étaient reçus dans les temples de la sagesse où ils étaient initiés, les autres non, maintenant les uns et les autres regardent la même image dans le même monde et continuent à se côtoyer sans distinction particulière. Tout ceci expliquant cela, on se retrouve avec toutes sortes de discours du genre
– il n’y a plus de maîtres, ou nous n’en n’avons plus besoin,
–ou bien au contraire, justement, nous sommes tous des maîtres, et autres manifestations de ce genre.
Il n’empêche que le choix, le même choix que celui qui existait antérieurement demeure, se tourne-t-on vers la lumière de l’âme pour la servir avec et en coopération avec le maître intérieur et les maîtres de la sagesse avec lesquels notre maître intérieur est un, et qui, ensemble, servent l’humanité et la terre, ou bien reste-t-on centré sur la lumière du mental, en refusant d’entendre les leçons et les directives du maître intérieur parce que le mental les ignore ou les prend pour des illusions du monde extérieur. En un mot, comment fait-on pour savoir si ce qu’on entend dans la pensée et le sentiment vient du coeur ou du mental ?
Il me semble que, que l’on ait en sa possession tous les discours des maîtres ascensionnés qui répondent à cette question, ce qui, d’un certain point de vue est quand même un avantage, ou non, c’est au bout du compte l’expérience personnelle et la liberté de choix qui détermine la réponse, et tout le monde qui refuse les maîtres ou qui les accepte a le même poids dans la réponse.
Morya dans un autre livre fait mention des risques encourus par ceux qui prennent maintenant l’option du mental et qui, s’ils n’y prêtent pas attention, développent sans s’en rendre compte tous les dangers inhérents à l’expérience d’un plan qu’il appelle « oblical » et qui est devenu aujourd’hui une réalité mondiale.

2 réflexions sur « les initiations »

    1. vous avez maintenant sur la page ayamjesuisleroidelaterre.com tous les enseignements de la Présence Magique qui vous permettent d’être en contact avec les Maîtres Ascensionnés par leur Présence Lumineuse, consultez-les… méditation de base donnée par saint-germain, emploi de la flamme violette, tube de protection, et décret d’ascension, tous les discours des maîtres et le discours n°16 de jésus qui parle notamment de l’emploi de la présence lumineuse des maîtres …

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