concentration communion contemplation

Il existe plusieurs étapes dans la méditation.
Prenons l’exemple d’un ami qui vous écrit. Quand vous recevez la lettre, en vous demandant qui vous écrit, le nom est au dos de la lettre, vous vous demandez « tiens! qu’est-ce qu’il devient? », les souvenirs, les émotions qui surgissent, c’est l’astral.
Vous ouvrez l’enveloppe et vous commencez à lire distraitement, c’est le mental.
Vous vous laissez porter par la lecture, et comme la lettre fait une dizaine de pages, et qu’elle porte, justement, sur la méditation, un sujet qui vous intéresse, vous faites un petit effort pour chasser les pensées parasites et suivre ce que votre ami essaie de vous expliquer. Vous ne vous en apercevez pas tout de suite, mais cela devient si intéressant que vous finissez par oublier tout le reste. Vous ne vous en apercevez que lorsque quelqu’un entre dans la pièce, d’ailleurs, vous ne l’entendez même pas entrer, mais il vous tire de l’endroit secret où vous êtes: « hé ho! tu entends ce que je te dis?
– hein! quoi? », et voilà, vous revenez sur terre. Quand l’autre s’en va, vous repensez doucement à ce que vous veniez de lire, il y a quelques petites choses qui vous gênent, peut-être parce que vous ne les aviez pas encore envisagées sous cet angle (petit conflit astral), et vous laissez vagabonder vos pensées (j’allais dire votre ‘esprit’) un instant, jusqu’à ce que vous vous rendiez compte que vous vous égarez (le mental est capable de reconnaître une pensée…) et vous décidez de reprendre votre lecture.
– Où en étais-je? Il vous faut refaire l’effort, voilà: vous reconcentrer.
UN: la concentration, c’est manas. Ça demande un effort, c’est évident, et quelquefois on en reste là, il faut se reconcentrer, chasser les pensées: « qu’est-ce qu’il voulait au fait, l’autre là? », mais au bout d’un moment, ça marche et vous êtes de nouveau absorbé par la lecture.
DEUX: l’absorption, il n’y a plus que la lecture et vous, puis vous êtes la lecture, c’est bouddhi, l’absorption, l’union. Pour en arriver là, bien sûr il faut être plus qu’intéressé, il faut aimer, ce qui se fait aussi bien avec une lettre comme celle-ci, avec la pêche à la ligne, un amant, la vaisselle, un roman, la télé… Pour l’instant, vous êtes là, à lire ces lignes, et votre esprit, attention! pas l’esprit, mais justement l’attention vous permet de vous rendre compte de ce qu’est la méditation dans ses différentes phases, et vous êtes en train de comprendre l’âme, puisque la méditation, c’est l’activité de l’âme, et vous êtes en même temps capable de rester attentif sur ce point particulier: tout en étant encore absorbé, vous relevez la tête et c’est pour voir d’un seul coup d’œil tout ce que vous venez de lire, le tout en même temps et en même temps qu’un détail à l’intérieur du tout, c’est:
TROIS: la contemplation, vous êtes attentif sur un point, centré mais sans effort, sans l’effort de la concentration, c’est plus que l’absorption, une sorte de détachement, c’est atma, contemplation.

La méditation est l’activité de l’âme que le mental regarde de trois manières: concentration, absorption, contemplation.
Le passage délicat, c’est manas (le mental concret) dans les deux sens.
Premier sens: l’effort pour la concentration elle-même, qui comprend l’effort pour se détacher des choses concrètes, les objets des sens, et pour se tourner vers l’intérieur, le monde des choses abstraites, des idées – l’énergie lumière – qui apparaissent quand on se laisse absorber, aspirer par le monde intérieur. Dans la contemplation, on peut rester absorbé par un point seulement pendant très longtemps, car le temps a disparu sur le plan bouddhique et une heure peut paraître une seconde, c’est très agréable. Il se peut que surgisse une nouvelle énergie, une idée, nouvelle, lumineuse, inspirante, vous vous levez, allez redécouvrir un vieux livre oublié, et vous y trouvez ici-dedans la confirmation de ce que vous pensiez, quelque chose qui vient pour compléter le puzzle, et vous dites: « ouaisss! génial! », euréka! et vous êtes sûr de vous tout à coup car la clarté de l’esprit c’est l’action, alors vous retournez dans l’activité pour mettre en pratique ce que vous avez re-découvert.
Mais attention! Pas de précipitation, car le passage délicat c’est manas, dans les deux sens, et deuxième sens, au retour: si on va trop vite, mal de tête, énervement, gêne, colère, trop d’énergie tout d’un coup, et mal contrôlée quelquefois, donc…

pages suivantes:
illumination inspiration
l’importance du mental
question réponse
transcender transmettre transformer
penser méditer servir

lire aussi:
Chapitre 16: et de la concentration
importance de la concentration
avertissement
le pouvoir de l’attention

et le chapitre 17 concernant la prononciation des mantras.

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