la science

 

  SCIENCE ET ETHIQUE

 

            Tout au long de l’histoire, la plupart des pas de géant qui ont été faits dans le domaine des découvertes scientifiques furent effectués par des hommes de valeur, dont l’intuition spirituelle avait éclos dans une certaine proportion.

            Cette faculté, qui est prédestinée à toute race future parce qu’elle est latente chez tous les êtres humains, n’a jusqu’à présent émergé que ponctuellement, permettant à une poignée d’hommes disséminés dans le temps et l’espace géographique d’avoir la vision ‘occulte’ de la face interne de la nature et de son comportement phénoménologique.

            A toutes les époques, des hommes et des femmes polarisés sur les centres supérieurs – et ayant également le raffinement physique et psychologique correspondants – ont pu, pour cela, contacter directement les causes occultes sous-jacentes à la nature physique. Ils purent parfaitement comprendre des mécanismes complexes qui, sans cela, auraient eu besoin pour être expliqués du concours complaisant du temps, et d’un champ expérimental empirique et pratiquement aléatoire et interminable que seule la raison d’un heureux hasard aurait pu conduire aux réponses sollicitées.

            Si surprenante que puisse vous paraître l’affirmation suivante, elle traduit pourtant un axiome d’une valeur incontournable qui est en rapport avec l’escalade du futur:

      » Science et Ethique seront indissociables « .

            C’est que l’Ethique dont nous parlons n’est pas un ensemble de règles arbitraires, produit par les hommes, en accord avec quelques convenances sociales. L’Ethique dont nous parlons est la Science de toutes les interrelations universelles, en un mot elle est la Science des Sciences. C’est, dans le monde subjectif du réel, la Mère des Sciences, d’où dérivent toutes les sciences concrètes comme autant de ramifications.

 

            Au cours des derniers siècles, les scientifiques de la Terre ont amplement dévoilé ce qui peut être perçu et contacté par les cinq sens, et qui peut être objectivement catalogué par l’intellect – c’est à dire ce qui concerne le côté matériel de l’univers et des unités qui le peuplent.

            Nous appelons ce domaine la sphère de la connaissance.

 

            D’autres sciences sont apparues et, dans un autre domaine de focalisation et avec des méthodes différentes, les scientifiques de l’esprit ont cherché et révélé l’univers des lois et des principes causals, le côté subjectif des mondes en manifestation. Ils ont travaillé sur des énergies sans cesse mobiles, et les ont parfois manipulées. Ces énergies constituent des faisceaux irradiants qui jaillissent de la racine intime des choses, et ces hommes ont pu ainsi en comprendre l’interrelation et l’unité.

            Nous appelons ce domaine la sphère de la sagesse.

 

            A l’effort actuel des maîtres ès sciences ésotériques pour l’extérioriser et en revêtir les sciences encore focalisées dans la matérialité objective, correspond aujourd’hui une avancée progressive des scientifiques du monde qui commencent à laisser définitivement de côté la notion strictement objective de l’univers et pénètrent de plus en plus dans les plans subjectifs.

            Ces deux mouvements en sens inverse conduiront inévitablement à une rencontre, et les prémisses s’en font déjà reconnaître.

 

            Les scientifiques de la Terre, particulièrement dans certains domaines de la physique, reconnaissent aujourd’hui complètement que leurs explications systématisées de l’univers résultent d’un modèle ou patron mental particulier, subjectif, qu’on ne peut par conséquent pas dissocier des patrons conceptuels gnoséologiques et moraux des chercheurs ésotériques. Ils reconnaissent également que la réflexion et la redéfinition, à propos de l’idée de l’univers, de sa valeur et de tous ses mouvements, y compris bien sûr des mouvements comportementaux des êtres humains, sont tout aussi importantes ou même plus importantes que l’établissement des conditions et des méthodes de l’expérimentation.  Egalement encore, les scientifiques s’aventurent de plus en plus dans le domaine de la manipulation de la substance-énergie, introduisant dans le schéma universel des choses un ordre nouveau – d’une certaine façon et sans connotation nécessairement péjorative, un désordre. Le terrain de la génétique ne constitue qu’un exemple, à partir duquel, d’une façon plus générale, on comprend l’importance de la discussion et de l’établissement d’un consensus éthique dans les domaines scientifiques.

            Les Maîtres des véritables Sciences Occultes ont toujours insisté sur l’importance de l’éducation morale du candidat à la Connaissance Sacrée, comme condition propitiatoire, préalable et indispensable, pour accéder à certains secrets permettant de diriger et de manipuler l’énergie universelle.

            De la même façon, les grands révélateurs de la Science Divine se sont préoccupés avant tout, devant l’humanité ordinaire, de la moralisation des conduites, non pas seulement des conduites extérieures, comme on l’interprète souvent d’une manière superficielle, mais aussi et surtout des conduites psychologiques, et de la codification des principes éthiques.

            Rappelons-nous du Noble Chemin Octuple enseigné par Gautama Bouddha et du Sermon sur la Montagne de Jésus.

            Maintenant que les scientifiques commencent à pénétrer dans le domaine des Mystères et à découvrir aussi ce qu’on appelle des secrets d’initiation (davantage d’ailleurs que ce qu’on peut recevoir dans une légion d’écoles auto-proclamées ‘écoles initiatiques’), le caractère apparemment déraisonnable qu’on attribue habituellement à la question éthique ne fait que mettre en évidence le bien-fondé de sa motivation.

            Aujourd’hui, plus personne ne peut plus douter de la dimension de bien ou de mal qui peut résulter de ces secrets que les scientifiques du monde arrachent à la Nature.

 

            Il existe pourtant une autre raison d’être à toute cette discussion, car c’est seulement par un perfectionnement moral encore sublimé que les chercheurs pourront atteindre à cette clarté de l’esprit qui leur permettra d’accéder, dans leur âme, au Modèle Réel du Cosmos (Modèle que tout être a d’une manière microcosmique et holographique à l’intérieur de lui), et ainsi d’interpréter de façon authentique et fidèle – sans déformations d’origine subjective – la nature substantive de l’univers et de ses phénomènes.

            Et c’est pour cette raison que ce sont les sciences elles-mêmes (aussi bien les sciences physiques que les sciences humaines ou sociales) qui ouvriront la voie à la fondation d’une éthique véritable, qui sera placée largement au-dessus des simples conventions, des arbitrages inconsistants et partiaux, ou des caprices nécessairement aléatoires.

            L’Ethique est une question d’Universalité.

            C’est une question d’Équilibre des parties au sein du tout.

            Elle peut être déterminée à partir de lois mathématiques exactes qui sont inscrites dans les plans intérieurs de la Nature.

 

            Le caractère raisonnable, et l’intérêt pour la partie elle-même, d’une conduite éthiquement correcte – c’est à dire équilibrée face au tout – peut être prouvé dans la juste mesure où l’on établit et où l’on montre que la partie dissociée du tout s’affaiblit et s’épuise au sein d’un univers qui est lui-même une unité inter-relationnelle, et que, au contraire, la partie harmonisée avec le tout se fortifie et s’enrichit.

 

            Quand cela sera démontré et acquis, l’Ethique obtiendra une place de choix dans le domaine de l’Education.

 

            Maitreya, le 28 janvier 1996.

 

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