à propos des objections

La proposition de Kutumi de faire de la réincarnation un chapitre d’un abc de l’occultisme est une belle occasion d’aborder cette question, en effet, bien qu’elle soit considérée comme essentielle par les maîtres, j’évite la plupart du temps de l’approfondir parce que je considère que cette prise de conscience est longue et difficile, et qu’il y a de nombreux obstacles à la compréhension de ces mécanismes.
Le premier est tout simplement le refus de comprendre, car bien que ces maîtres, qui reviennent maintenant dans le processus d’émergence décrit ici et là, affirment que l’humanité est maintenant prête à recevoir les enseignements qu’ils apportent, y compris celui de la charte de la présence magique, personne bien entendu n’est forcé de les accepter.

Ce refus peut être lié à toutes sortes de raisons, je citerai l’exemple du traumatisme psychologique qui a été imposé à de nombreuses personnes par les églises qui présentent ou ont présenté leurs enseignements comme des dogmes, à tel point que ces personnes préfèrent l’annihilation (le nihilisme philosophique) à toute compromission avec ce pouvoir religieux et par extension avec toutes les formes de croyance.
Prenons le cas de l’église chrétienne qui, au cours de son histoire ou de ses dédoublements, a imposé l’existence du diable comme un dogme, et même plus que cela, puisqu’elle l’a imposé aussi comme un absolu. Elle avait auparavant bien sûr imposé la croyance en un dieu unique: le Christ, unique en Jésus Christ, qui est également pour elle l’unique fils de dieu, ce qui est réfuté par toutes les autres religions, polythéistes ou non, car nous sommes tous les fils d’un dieu unique, Jésus Christ étant l’un d’entre eux, mais elle a aussi imposé un diable, opposé à dieu et séparé de lui, en tant que diable personnel opposé à un dieu personnel, ce que réfutent également les religions qui ne peuvent voir un diable absolu séparé d’un dieu absolu, ce qui ferait deux absolus, ce qui est absurde. Mais c’est forte de ces affirmations que l’église a encore affirmé, d’abord, qu’il vaut mieux croire au diable qu’en dieu, car ne pas reconnaître qu’on est possédé, c’est refuser la venue du sauveur, et ensuite qu’il faut craindre le diable parce qu’il est partout, et qu’il faut craindre dieu car il est notre seul salut, ce qui veut dire qu’il faut avoir peur de tout, et ce qui a permis à l’église de reprocher aux croyants comme aux incroyants n’importe quoi de douteux à partir du simple moment où ils ne lui plaisaient pas. Elle a ensuite fait dire aux chrétiens dans leurs prières  » notre père, ne nous soumets pas à la tentation ! « , en attribuant ainsi au père qui est dieu la possibilité d’user du pouvoir tentateur qu’elle attribuait par ailleurs au diable.
Sortir de ce monceau de contradictions a été, pour l’humanité toute entière, une épreuve qui n’est pas encore terminée, et il suffit maintenant d’arriver avec un discours un tant soit peu spirituel pour voir qu’on est attendu comme le loup et qu’il vaut mieux arrêter, stop! ça suffit… stop ! Ce refus de l’absurde s’est transformé en refus tout court, refus aussi de ce qui est la logique et de ce qui est vrai dans la religion, car toutes les religions qui contiennent leurs propres contradictions contiennent toutes également une part de vérité, même et y compris la religion chrétienne.
A cela, s’ajoute la pensée matérialiste qui est une autre barrière à la compréhension: elle ne reconnaît pas de dimension transcendantale à l’existence, et elle affirme que c’est à partir de la matière qu’évoluent les processus énergétiques, ainsi que la conscience, qui est issue de la matière et dont l’évolution est le résultat des aléas de l’histoire et du hasard (on pourrait dire ‘du hasard des mutations’). S’il peut y avoir une vague de vie n°1, il n’y a pas dans le matérialisme de vague de vie n°2 qui attire la matière de la vague n°1 pour faire apparaître la forme, et parler de la réincarnation dans ces cas-là est une ineptie complète qui fait croire à ceux qui écoutent qu’on est en train de parler de la nuit des morts vivants ou de quelque chose comme ça, ce qui est bon pour le cinéma mais par pour eux…
Cette forme pensée évolue heureusement, et curieusement plus par un apport de la science que de la religion ou de l’ésotérisme, car les recherches de la science l’ont peu à peu conduite dans le royaume de l’énergie, par la connaissance croissante de la nature électrique de l’homme et de l’électrothérapie, par la compréhension que même l’atome est une entité vivante et vibrante dans les objets qui ne sont donc inanimés qu’en apparence. La science a peu à peu reconnu que l’énergie est le facteur dominant dans toutes les expressions de la forme, que toutes les formes manifestées, et la forme humaine n’est pas une exception, que toutes les formes sont des formes d’énergie. Cette nouvelle conception de la science est une démonstration qui a été faite par la science elle-même, et non pas une démonstration qui a été faite par les sciences occultes qui se contentent, en fait, d’affirmer sans démontrer. C’est ainsi que la conclusion que lumière et matière sont des termes synonymes est devenue également une conclusion scientifique.
Un progrès a donc été fait par la science dans le domaine de la réincarnation, car celle-ci est un processus énergétique plutôt qu’un processus physique, et c’est la science qui s’avance vers la compréhension de ce phénomène, puisque c’est elle qui progresse vers la compréhension de la conscience, de la lumière et, donc, du Soi, qui est Celui qui s’incarne.

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