la famille

  LA FAMILLE.

 

            L’amour familial n’est pas un point d’arrivée, mais un point de départ – un moyen d’apprendre et de se propulser vers des cercles d’amour s’agrandissant et s’élargissant toujours. Si votre capacité à aimer est simplement conditionnée et limitée par le facteur des liens familiaux, alors votre amour n’est pas le reflet d’une grande intériorité, ni de l’authenticité de l’Etre.

            C’est ainsi que, encore et toujours, vous ne pourrez construire que de nouvelles formes de séparation, d’égoïsme ou de compétition. C’est ainsi que, encore et toujours, le Tout ne sera qu’une petite lueur momentanée, une fugace étincelle restreinte à une unique existence, sans la force et la sincérité qui permettent de devenir éternel.

            Trop dépendant des circonstances d’une incarnation, cet amour-là est déchu de la réalité qui assure la survivance de l’intemporalité. Ce qui n’a pas de réalité essentielle est destiné à mourir. Seul ce qui est Réel demeure éternellement.

 

            Quand on a dit: « Où est ma mère? Où sont mes frères? » (Mat. 12,48 et Marc 3,33), on ne prétendait pas nier l’amour familial, mais on affirmait l’élargissement inconditionnel de cet amour à tous, indépendamment du fait qu’il y ait un lien de consanguinité.

            Bien au-delà des liens accidentels de la famille, de la nation ou de la race, ou de toute autre délimitation collective, nous faisons tous partie d’une famille sans limites ni frontières, nous sommes tous réellement et scientifiquement frères, parce que Enfants de la même Vie Universelle.

 

            Aussi, dépassez les barrières et les faubourgs de ce petit amour, faible et égoïste, que vous inscrivez dans un cercle de famille, d’amis, d’une nation… et élargissez l’amour de votre famille particulière à un vécu de la Famille Universelle, élargissez l’amitié de votre cercle restreint d’amis à la syntonie avec la Grande Fraternité Universelle, élargissez le respect que vous avez pour votre patrie au vécu de la Nation-Terre, puis au vécu d’une Communion Cosmique, et progressivement au vécu de la Patrie Éternelle et Infinie dont nous procédons tous!…

 

            Tous, tous, tous!

 

            Maitreya,  le 10 janvier 1996.

 

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