l’art

   L’ART.

 

            Les artistes, qui objectivent le Réel, libèrent la tristesse et la douleur, construisent la joie qui encourage et rénove, et doivent être considérés comme de véritables patrons de la Nouvelle Ere.

            En établissant le pont sensible entre le monde intérieur de la beauté, des significations, des valeurs et des idéaux, et le monde des formes extérieures, ils vivent une étroite relation avec les caractéristiques et les virtualités du 7ème Rayon, qui gouverne l’Ère récemment commencée. Ils sont également liés au 4ème Rayon de l’Harmonie par le Conflit, qui gouverne le Royaume Humain comme un tout (étant donné que ce dernier est le 4ème Royaume dans la Nature). Ainsi, au sein de ces toniques énergétiques et qualitatives, il doit leur incomber une importante contribution à l’Avènement de l’Homme Nouveau.

            Les artistes dont Je parle sont ceux dont le visage sait se tourner dans les deux sens – c’est à dire vers le ‘Haut’, pour chercher la lumière et l’inspiration, les nouveaux idéaux et les nouvelles perspectives, et vers le ‘Bas’ qui est le domaine de l’expression transformatrice, et non ceux dont les yeux ne se fixent que sur le sol, comme les copistes ou, si souvent, malheureusement, comme les animateurs de la suprême dégradation.

            Je parle de ceux qui connaissent l’art comme moyen de révélation du Divin, ceux qui voient plus loin que les formalismes des écoles et les modes des courants (même s’ils tirent parti de ce qui y existe d’utile et d’important), plus loin que les polémiques, plus loin que les convenances et les affectations, plus loin que les amarres des cercles d’influence où tant de génies et de talents sont ignorés, réduits au silence, boycottés, et où les banalités et les lieux communs sont promus, divinisés et mythifiés.

            Ce sont, enfin, les véritables créateurs, ceux qui agissent sous la force d’une impulsion provenant des entrailles de l’être, d’une authenticité réalisatrice d’un idéal de perfection.

 

            Refléter et rendre présentes la gloire et les possibilités de l’Etre, la beauté des valeurs qui attendent l’heure d’éveiller dans la conscience humaine les chemins à parcourir vers l’accès aux sources des vertus régénératrices, voilà le dessein, le labeur et l’exigence continuelle des artistes de corps et d’âme. Ceux-ci, sûrement, fouleront le chemin qui conduit d’un art gris à un art de Lumière – de cette Lumière qui se modèle, se fixe et se perpétue au moment magique de la conception.

 

            Aux jours de la Nouvelle Ère, le monde s’emplira d’une beauté visible qui prodiguera joie et vigueur aux hommes et aux femmes de l’avenir. Au bout de quelques temps, au sein de la grandeur et de l’harmonie esthétiques qui les entoureront, les citoyens du nouveau monde ne pourront plus se comporter comme des sauvages; ils ne pourront plus consentir – par le poids de la faute et de la honte – à la coexistence avec la misère, la dégradation et l’indigence.

            Généreux et solidaires par nature, les artistes  devront être – comme quelques uns l’ont déjà été – les courageux inspirateurs de la manifestation de l’altruisme, de la bonté, de la fraternité et de la capacité des rêves les plus élevés, potentialités qui dorment en général dans le cœur de tous les hommes.

            Pour cette mission, Je les appelle, Je les exhorte et Je les bénis.

 

            Maitreya,  le 23 janvier 1996.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

version 2003