la trinité

            La double nature de la mère qui est esprit et matière, en jouant avec elle-même, fait apparaître un autre terme qui est la lumière, le fils, qui est trois en un exactement de la même façon que la mère est deux, savoir que tout comme la mère est en fait dieu/déesse-père/mère-esprit/matière, le fils est exactement père/mère/fils-esprit/matière/lumière et c’est ce qu’on appelle le christ, ou encore le mental universel.

            Pour paraphraser cette triple nature du mental, je vous offre ici un texte tiré du Livre des Etoiles qui fait partie des Nouvelles Ecritures, et qui est signé d’un humble narrateur je suis anonyme.  Ce texte, qui s’intitule « Les Trois Seigneurs », montre combien le mental cosmique est à l’aise dans les pérégrinations de la pensée.

 

             » Dans le passé, dans le présent et dans l’avenir, trois seigneurs se réunirent. L’avenir n’avait pas de secret pour eux, mais nul ne savait réellement qui ils étaient ni d’où ils venaient. En fait, nul ne savait non plus s’ils étaient réellement trois car il était impossible de déterminer où l’un commençait et où l’autre finissait. Ils parlaient chacun à leur tour et dans l’ordre; leurs voix, pourtant, modulaient à l’unisson et simultanément.

            Le premier dit:  » Bien des noms m’ont déjà été attribués, j’en aurai bien d’autres encore et beaucoup ont déjà été oubliés. J’ai déjà été appelé par le nom de Shiva, le Destructeur, le Père, le Grand Esprit, Zeus ou Jupiter, l’Innomé, le Grand Vénérable, le Tout-Puissant, Allah ou Osiris, et tant et tant d’autres, mais nul ne connaît mon véritable nom. « 

            Le deuxième dit:  » Bien des noms m’ont déjà été attribués, j’en aurai bien d’autres encore et beaucoup ont déjà été oubliés. J’ai déjà été appelé par le nom de Vishnou, le Conservateur, le Fils, Horus, le Soleil Spirituel, le Christ Cosmique, le Dieu de l’Amour, Vénus, le Grand Mystère, le Créateur, et tant et tant d’autres, mais nul ne connaît mon véritable nom. »

            Le troisième dit:  » Bien des noms m’ont déjà été attribués, j’en aurai bien d’autres encore et beaucoup ont déjà été oubliés. J’ai déjà été appelé par le nom de Brahma, le Constructeur, le Grand Architecte, Shakti, la Déesse Mère, le Grand Protecteur, Isis, l’Architecte de l’Univers, le Dieu Géomètre, et tant et tant d’autres, mais nul ne connaît mon véritable nom. »

            Les trois Etres étaient réunis. le premier arborait un manteau azur, le second un manteau doré et le troisième un manteau rose. Sur le front du premier on pouvait voir un diamant, sur celui du second un soleil, et sur celui du troisième une rose et un volcan.

           

            Voici ce qui arriva au temps qui était passé, présent et futur et ce qu’ils dirent.

            Le premier Etre parla, le regard tourné vers un lieu lointain.

             » Voyez! Dans le silence, se trouve le tourbillon du pouvoir absolu. De l’infini où tout se perd et où rien ne semble être jaillit le mouvement. Je construis les dimensions où tout est. J’ordonne le début. J’ordonne la fin. Je synthétise et j’impulse. « 

            Sur un de ses gestes, un tourbillon commença à tourner dans le noir complet, et dans le même temps de nombreux mondes finissaient et commençaient. Dans ce tourbillon se trouvaient toutes les choses prêtes à être.

            Le troisième Etre parla, le regard tourné vers l’intérieur du tourbillon.

             » Voyez! Dans l’espace incommensurable d’où tout vient et où tout va, quelque chose se déplace. L’espace est gravide de toutes choses. L’énergie infinie crée et construit sans cesse le kaléidoscope des formes et des couleurs à travers lesquelles tout se manifeste. Je suis le Constructeur. Je suis la Mère, je suis le Pouvoir qui accueille le Pouvoir, je suis l’Espace infini. Je construis les mondes, les galaxies et les univers.  »

            Sur un de ses gestes, des milliers de mondes prirent forme et commencèrent à tourner, se plaçant à distance afin que tous puissent parcourir l’espace en harmonie. Dans chaque monde, des millions d’êtres de nombreux règnes, dans de multiples dimensions, reçurent des agglomérats de matières multiples afin de se manifester. Un nombre incalculable de naissances se produisaient sans cesse, et tout était alimenté par son énergie infinie.

            Le deuxième Etre parla, le regard tourné vers l’infini des mondes.

             » Voyez! De toutes parts jaillit la Lumière révélatrice. Le Son résonne là où il y a de l’espace et du silence. La Lumière augmente en synthèses progressives. Les formes s’étendent et les êtres se libèrent, reviennent et se libèrent toujours plus. La conscience respire dans l’énergie du tout. Je suis le Préservateur et le Garant de la durée. Je suis le Révélateur et le Sauveur. Je suis Celui qui connecte les réalités et les êtres. Je suis l’Imam Cosmique. Je suis le Livre de la Vie. Je suis le Médiateur. « 

            Sur un de ses gestes, la Lumière de l’Amour Divin inspira des mondes et des univers afin qu’ils évoluent et leur révéla leur sens. Les êtres s’aimèrent plus, s’unirent plus, éveillèrent les uns chez les autres l’immense nostalgie de l’absolu et ils voulurent apprendre à partir de tout ce qui palpite de Vie. L’influence du premier et du troisième seigneurs se fit plus forte et plus aisée à comprendre, et chaque manifestation, chaque forme et chaque petite vie devinrent progressivement plus perméables à(u) tout. Les blessures de ceux qui s’étaient agressés eux-mêmes, en dégradant l’énergie donnée par les seigneurs, cicatrisèrent peu à peu. De tous côtés, l’éclat des soleils s’intensifia et dura le temps nécessaire pour que tous aient leur chance. En chaque être, la lumière du second seigneur allait croissant jusqu’a devenir semblable aux lumières de ses frères, jusqu’à ce que l’individualité rencontre de nouveau en elle-même la collectivité cosmique, que le premier seigneur puisse instaurer le grand silence où toutes les voix sont contenues et que le troisième seigneur puisse abolir toutes les distances.

 

            Les trois seigneurs étaient ensemble. S’il en avait manqué un, l’univers n’aurait pas existé. Tous trois ensemble gouvernaient les étoiles et les planètes, les systèmes et les galaxies, les univers et l’infini. Pour eux, il n’existait ni le bien ni le mal ni rien de relatif. Pour eux, le bien, le mal et les choses relatives existaient. Leurs faces, impossibles à contempler, se reflétaient dans les faces sans nombre de ce qui est, a été et sera. C’est pourquoi on disait d’eux un nombre incroyable de choses sans rien leur ajouter ni leur enlever.

            Cependant, les êtres issus de la succession des mondes gouvernés par les trois seigneurs évoluaient constamment jusqu’à s’unir avec eux, dans le passé, dans le présent et dans l’avenir. Cela, qui était impossible, se produisait sans cesse. Les secrets, que rien ne pouvait révéler, s’épanouissaient. Un des chemins qu’ils empruntaient était celui des symboles, dispersés dans d’innombrables directions de l’espace afin d’être découverts et compris. L’un était l’épée du premier Etre, un autre le coeur du second et un autre la coupe du troisième. D’autres étaient un point, une droite et un carré. D’autres étaient l’éclair, l’orage et les nuages. D’autres, la semence, la plante et la terre. D’autres, le ciel, l’atmosphère et la terre.

            Le chemin de ces trois Etres étaient le chemin de chacun d’eux et de tous et de chacun. Ce chemin était écrit partout mais chaque être devait le trouver. Le chemin qui était unique était aussi multiple que ceux qui le parcouraient.

            La voix des trois Etres disait, dit et dira:

             » Que chacun se réduise au rien qu’il est et trouve là la grandeur où il se trouve plongé. Que chacun trouve en lui-même la façon dont Nous sommes présents. Que chacun évoque les horizons et les étoiles plus lointaines et en même temps exhume de lui-même le germe de ces étoiles. Que tous meurent et vivent jusqu’à annuler la différence entre la mort et la vie. Que tous découvrent les grands carrefours de l’énergie cosmique dans les petits carrefours. Que tous parlent en silence. Que tous se déplacent sans mouvement dans l’espace. Que tous posent sur leur tête la couronne qui ne les fera pas rois. Que tous soient maîtres du sceptre du pouvoir que nul ne manipule. Qu’après avoir appris à regarder dans la direction inverse à celle où les choses se voient, que tous apprennent les paroles du silence et rejoignent la grande communion. « 

            Je Suis ce que Je Suis, un humble narrateur. «  » »

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