digression

La discussion est lancée de savoir si Civa, Brahma et Vishnou sont les trois personnes d’une trinité verticale, symbolisée dans notre langage par le père un, la mère deux et le fils trois, ou si ces trois personnes sont les trois personnes d’une trinité horizontale symbolisées dans notre langage au sein même du mental cosmique comme les personnes représentatives de la lumière (née), de l’esprit et de la matière. En optant pour la seconde solution, il suffira de savoir que dans ce cas-là, le père-un, purement impersonnel, est appelé  par exemple brahman, et que certains vont aussi jusqu’à lui donner un nom de divinité, et on pourra ainsi mieux comprendre certaines personnes qui aiment à faire des différences là où d’autres n’en font pas.

            Plus que cette discussion certes fort intéressante, j’aimerais vous entraîner vers une autre qui me semble plus utile en ces temps de pénurie spirituelle.

            Voyez en effet, dans le texte précédent intitulé « les trois seigneurs », comme le mental peut s’instruire et dépasser sans cesse les limites que lui impose la conscience humaine quand elle le laisse errer librement dans le registre de la connaissance.  Il sera aisé de voir aussi comment le mental cosmique est celui qui est considéré par la kabbale comme notre père qui est dans les cieux, et qui transmet à ses fils de lumière – nous – toutes les possibilités inhérentes à sa triple nature, car si « les symboles sont dispersés dans les innombrables directions de l’espace », c’est « afin d’être découverts et compris ».

            Ici, par conséquent, de par le fait, donc, en somme, se pose expressément une question, et ce d’autant plus vivement qu’on nous la pose, non comme une question comme le voudrait la bienséance, mais en tant qu’objection permanente: comment se fait-il que le mental nie lui-même cette possibilité de l’accès à sa propre connaissance ? C’est avec un plaisir évident et déjà grandi par l’expérience que je vais y répondre maintenant, c’est à dire maintenant que la nature même du mental est au moins en partie connue et admise.

            Ce n’est pas nouveau qu’on se trouve confronté à ce genre d’objection puisque on entend dire souvent que la vérité n’existe pas, par ces « gabins » en herbe qui savent qu’ils ne savent pas et qu’ils ne sauront jamais rien, et il m’est arrivé par exemple de regarder il n’y a pas si longtemps (déc 1999) à la télévision une émission dirigée par Mireille Dumas où étaient confrontées une personne dite scientifique et une autre dite théologienne, qui affirmaient toutes les deux qu’on était loin encore de comprendre l’action de l’esprit sur la matière.

            J’avais cru nécessaire à cette époque de prendre une plume pour adresser quelques remarques à la belle, et je vous en livre ici quelques extraits, vous proposant à votre tour de répondre aussi à la question subsidiaire: quel intérêt ont donc certaines personnes à prétendre imposer une ignorance synonyme d’emprisonnement depuis les charlemagne et autres partisans d’une éducation justement supposée libératoire.

 

            «  » Ma chère Mireille, 

            C’est assez habituel pour moi d’entendre que la télévision fait de la désinformation, mais je crois que cette fois tu as décroché un pompon: faire se rencontrer un scientifique et un théologien qui affirment l’un comme l’autre qu’on ne sait rien de l’action de l’esprit sur la matière et conclure l’émission en disant qu’on n’est pas près d’en savoir plus, voilà une chose qu’on pourrait qualifier pour le moins d’excessive ou d’extraordinaire.

            Dommage que le monde ait tellement besoin et qu’il soit dans l’attente de quelques émissions intelligentes qu’on ne puisse même pas se permettre d’en rire car on pourrait dire que c’est comique, ou bien c’est tellement impossible que certainement tu voudras bien reconnaître cette erreur si on se donne la peine de quelques explications.

            … Il existe encore des mystères, je te l’accorde, mais ni le temps dont tu as parlé en ces termes, ni l’action de l’esprit sur la matière n’en font partie. Dans un mantra (qui est une association de sons ou de mots qu’on récite, en général, dans un but particulier) qui nous est donné par D.K., on peut entendre par exemple: « … que tous, ensemble, s’élèvent dans le Don, l’Offrande et la Célébration du Grand Mystère, sur l’autel de Dieu « .

            Quel est-il donc alors, ce Grand Mystère, cette chose que le mental humain ne peut aborder, et y aurait-il aussi, dans le Mental Cosmique, un Mystère encore plus Grand, question subsidiaire ?

            Et ceci n’est pas un mystère, qu’un jour ou l’autre tout le monde se pose cette question, une question qui reste sans réponse, car le coeur nous y force, et on repart… dans l’activité, celle qui nous est imposée par l’intelligence cette fois, et on s’arrête à nouveau, un jour, pour en sortir, pour réfléchir, « mais bon sang, comment sortir de ce marasme, qui est notre réflexion ? », ce qui nous amène encore à nous poser la question.

            Et quelle est-elle, cette question ? Et pourquoi est-elle sans réponse ?

            Et ce n’est pas un piège: encore une fois c’est une question que tout le monde se pose et connaît, comme toi, et qui pourrait faire un bon sujet d’émission, un débat, haut en couleur et drôle puisque le coeur ne répond pas et on repart… et ça n’arrête pas!

            Jusqu’au jour où, enfin, le mental et le coeur s’acceptent, c’est une boutade dit comme ça, mais enfin c’est l’union, comme on le dit en Inde: « yoga », et on comprend pourquoi c’est drôle, on sait enfin qu’à la question il n’y a toujours pas de réponse, mais au moins on sait pourquoi.

            Alors! Mireille, je te la pose, cette question:  » Pourquoi tout ça ? « 

            Quelle est la cause de tout c’qu’on voit ?

            En un mot: de la cause des causes, et c’est bien une question que le mental se pose, puisque le mental se demande toujours pourquoi, question qu’il pose et qu’il repose, et pourquoi, et pour quoi, et dans quel but et pour quelles causes ? 

            Et la réponse à cette question, c’est qu’il n’y a pas de cause, et c’est pourquoi le coeur ne répond pas:  » mais enfin, cessez de poser des questions, il n’y a pas de raisons à tout ça! « .

            Ca s’explique très bien! Croix-moi! Et c’est ça qui est drôle: s’il y avait une cause à la cause de toutes les causes, il y aurait au moins une cause qui lui échapperait et qui ferait    

qu’Elle ne serait plus la Cause de toutes les causes, et par conséquent, il n’y en a pas. Ouf! Et le mental se repose… mais comme il est, toujours, plongé, mais par intermittence c’est vrai, mais il y est, comme le mental est dans l’activité il repart, qu’est-ce qu’on disait déjà, je m’rappelle plus, j’m’excuse, oh et puis j’ai quelque chose à faire, ah oui, la cause des causes, ce n’est pas ça qu’on appelle Dieu quelquefois ? CELUI qui force le mental à se taire puisque le mental ne L’explique pas, et comme dit D.K., la seule chose qui nous reste à faire, c’est de le célébrer sur l’autel, si possible dans le Don et l’Offrande, et si possible sans faire de célébrations sur l’autel du mental, car c’est Dieu qui est le Mystère, pas l’autel…

 

            … donc on ne peut rien dire du sans nom, absolu non manifesté et qui se manifeste sans raison, en une cause sans cause, qui devient cause des causes ou père, puis cause première, esprit-matière ou mère.

            Il semble néanmoins que, à partir de là, tout peut être étudié, en particulier l’action de l’esprit sur la matière, qui sont les deux pôles opposés de la même réalité, l’esprit étant de la matière subtile et la matière de l’esprit grossier, et qui, dans le monde manifesté, provoquent l’apparition de tout ce qui est de la trinité dans tous les domaines de la vie, car le Fils, né de l’Union mystique entre la Mère qui est la Mère matricielle et le Père qui est l’Esprit, ce Fils-là est Christ et il ne faut rien moins qu’un théologien christique pour venir dire à la télévision – devant tout le monde – que de cette union-là il ne peut rien en dire parce qu’ « on » ne sait pas ce qu’elle est !

            Cette relation qui existe depuis la nuit des temps est décrite de bien des façons dans toutes les religions. Dans l’hindouisme, c’est Civa le père destructeur, Vishnou le conservateur de fils, et Brahma le saint esprit constructeur, dans l’ancienne Egypte, c’est Horus, fils d’Osiris et Isis, en ésotérisme, on parle d’un point de vue énergétique de la volonté du père, de l’amour du fils et de l’esprit saint, intelligence en action, dans le taoïsme, yang est l’énergie positive de la voie de droite, yin l’énergie négative de la voie de gauche, et le tao la voie du milieu, énergie neutre, ou médiateur, qu’on utilise dans les réactions chimiques pour ne pas voir les corps réacteurs précipiter au fond du vase ce qui oblige à tout recommencer, d’un point de vue psychologique, on parle de l’esprit, de l’âme et de la personnalité, l’âme étant définie comme le reflet dans l’homme du Fils Cosmique qui est Amour et Christ, et ce Christ-là dit:  » Je Suis la Lumière du Monde « , et la boucle est bouclée.

            Bouclée la boucle car d’un point de vue scientifique, la rencontre entre l’esprit et la matière, c’est aussi la lumière, et c’est Einstein qui l’a posé, laissant une formule mathématique qui permet de ne plus avoir à passer par tous les stades de la religion pour en parler puisque E = M6, pardon M.C2… C’est qu’il y en a tellement, et partout, tout le temps, qui détournent, qu’on finit quelquefois par prendre la vérité pour le slogan,

            euh! le slogan pour la vérité…

            Où E est l’énergie du père, M la masse matérielle de la Mère, et C la soi-disant constante de la vitesse de la lumière du Fils.

            Qu’est-ce que c’était donc que cette émission, Mireille, où tu nous a présenté un homme d’église qui ne sait pas qui est Christ, et un soi-disant scientifique qui ne sait pas ce que c’est que la lumière ?

 

            … En ce qui te concerne, chère Mireille, il faut dire que l’une des lois premières est la suivante, on devient ce sur quoi on médite. Ainsi donc, si tu invites des ignorants, ton énergie réceptive acquiesce. Et la France entière fait de même; si l’un dit:  » on ne sait rien sur la lumière « , tout le monde dit oui-oui !

            A l’inverse, si je te fais remarquer que l’esprit et la matière dans la religion c’est Christ et dans la science la lumière, et que tu fais marcher la même énergie, c’est tellement évident et clair que tu vas dire oui aussi. Seulement il y a un mais, c’est que cette fois il n’y a plus la France entière pour acquiescer, et par conséquent c’est de la désinformation que tu fais… « 

 

            Mes Amis, je vous invite maintenant à répondre à toutes les questions qui ne demandent pas pourquoi il y a-t-il quelque chose plutôt que rien, à piétiner jusqu’au très fond de vos poubelles tous ceux qui voudront vous proposer d’y jeter votre mental, et à rire et à enseigner ce que vous trouverez en vous-mêmes comme douces réponses à vos questions.

            Dites-moi alors ce que représente pour vous ce dieu immanent et ce dieu transcendant et soyez bénis à jamais. Pourtant, dans les chapitres des Nouvelles Ecritures donnés par Ajax, nous pouvons encore lire ceci:

             » A l’arrière plan de tout subsistent les deux pôles créateurs majeurs que sont le Dieu Transcendant et le Dieu Immanent, s’exprimant dans l’Union du Père et de la Mère du Monde. Le Dieu Immanent, présent dans les multiples unités séparées et matérialisées, est constamment fécondé et stimulé par le Dieu Transcendant qui achemine vers le retour. Au-delà, bien au-delà, est le Grand Un. Tel est l’horizon démesuré où la joie se fait vertige et étourdissement, et où l’homme se fait dieu qui se fait un, qui se fait amour illimité et éternel.

            « Je vous magnétise pour le retour. »

 

 

 

 

 

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