introduction au septénaire

  

          On retrouve la multiplication de 3X3 en neuf dans la kabbale, avec à peu près la même classification, puisque de aïn soph aur, qu’on traduit habituellement la lumière sans limite mais aussi l’absolu, émanent dix séphiroth, qui sont dix sphères dont les trois premières donnent naissance aux suivantes.

         Chacune des dix sphères est ensuite citée trois fois puisqu’il y a trois manières de les décrire, et elles ont chacune

            – un nom de nombre, un, deux, trois, (et chaque nom en plénitude a une signification particulière puisque l’alphabet est un bréviaire énergétique),

            – un nom énergétique: le souffle du dieu vivant, le souffle du souffle, le feu du feu et le feu dans les eaux, pour les quatre premières,                                         

            – un nom qualitatif: keter (la couronne), hochmah (traduit conscience ou sagesse), et binah (traduit intelligence), pour les trois premières. La sphère de l’intelligence change ensuite de nom et devient yavhé, ou jéhovah (traduit selon les tendances par éternel ou être), d’où sont issues les sphères suivantes.

            Les 22 symboles ou authioth qui servent à former l’alphabet des lettres qui sont les instruments de la connaissance sont issus du choc entre la conscience et l’intelligence, ce qui est également dit dans d’autres traités, comme par exemple: une pensée est le résultat du choc entre la conscience et l’intelligence, chez Maharishi comme chez Alice Bailey.

 

            Un peu partout, on le voit, qu’on l’appelle fils ou mental universel, ou l’être, c’est le fils qui prend la place du père et devient le créateur des mondes, en fécondant par sa lumière la substance universelle qui est la mère (d’où la légende qui permit à certains de penser ensuite que chaque fils sur la terre a un complexe, ce qui ne peut avoir un sens réel puisque le fils n’a pas besoin de tuer le père – qui lui a lui-même amoureusement attribuer cette place – pour épouser la vierge-mère, la substance universelle qui reste toujours sans tâche puisque illimitée et infinie). Le fils/nouveau père est le père des six émanations suivantes (qui font sept avec lui) qui se multiplient ensuite à l’infini, de l’infiniment grand jusqu’à l’infiniment petit. Comme le sept se retrouve ensuite dans toute chose manifestée, (qui contient déjà l’absolu, le un, le deux et le trois), on représente quelquefois l’arbre de la connaissance avec un tronc principal qui donne trois branches, chacune d’elles en donnant sept qui en donnent chacune sept autres, et ainsi de suite…

 

            Cette multiplication des plans est une des bases de la connaissance ésotérique et elle donne de nombreuses clés: il existe autour d’un soleil (qui est le corps de manifestation d’un « fils ») central (qui est Sirius dans notre système) sept systèmes solaires comme le nôtre qui tournent autour de lui, et sept planètes qui tournent autour de notre soleil, ces sept planètes appelées aussi schémas planétaires se manifestent sept fois (sept globes) et chaque globe, qui nourrit sept règnes, manifeste sept rondes humaines, chaque humanité comprenant sept races racines(qui développent chacune la conscience d’un plan), puis sept sous-races, qui comprennent chacune sept races rameaux; l’homme lui-même évolue sur sept plans de conscience qu’il traverse sous l’impulsion énergétique des sept rayons (la lumière, comme les plans de conscience, subit les mêmes divisions septénaires) qui lui parvient par l’intermédiare de sept centres de force, etc…

            Jusqu’à l’atome, les plans sont innombrables et les raisonnements sont toujours semblables, non pas toujours identiques mais toujours comparables, suivant ce qu’on appelle le plus souvent la loi des analogies. Ainsi par exemple, les centres de force qui sont les points de jonction entre l’énergie de la lumière et les plans de conscience peuvent être comparés analogiquement dans un système solaire (les schémas planétaires), dans une planète (les ashrams), dans l’homme (les chakras), et dans l’atome (les spirilles),

 

            Analogie ne signifie pas identité et on n’adopte pas toujours la même déclinaison pour le septénaire. Par exemple on peut considérer les sept manifestations d’un schéma planètaire comme sept globes qui se manifestent sur les quatre sous-plans d’un même plan de la manifestation suivante: éthér, air, eau et terre, le premier globe, en descendant, étant éthérique, le second gazeux, le troisième liquide, le quatrième solide, le cinquième, en remontant, à nouveau liquide, le sixième gazeux et le dernier éthérique, les humanités qui se manifesteront sur chacun des globes ne pouvant pas ainsi avoir les mêmes aptitudes.

            La Terre étant vue aujourd’hui comme accomplissant sa quatrième ronde dans le quatrième globe, elle vit actuellement sa période de plus grande densité, ce qui a de grandes conséquences pour notre humanité qui est la cinquième de cette ronde et qui développe les aptitudes du plan mental.

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            * Note : remarquez que des différences apparaissent avec les pages rapportées de la DS dans le premier chapitre intitulé les lois de l’univers et de l’homme. C’est qu’un amalgame volontaire a été fait avec les logos et les personnes de la trinité, même si Héléna Blavatsky ne le fait pas, comme le montre bien la note en bas de page qui est insérée à cet endroit dans son livre: « Les trois logoï subjectifs ne doivent pas être confondus avec les trois logoï objectifs de la manifestation qui apparaissent quand le trosième logos subjectif devient le premier logos objectif; le mental universel ou mahat infusant alors à toutes choses la qualité d’intelligence. »

            La difficulté réside toujours dans la perception de la différence entre l’abstrait et le concret, ce que les alchimistes traduisent en disant: la chose la plus difficile à voir, c’est à quel moment le grand oeuvre commence.

 

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